Trackdéchets pour les déchèteries : ce qui change depuis la fusion avec le RNDTS

Depuis mai 2025, le registre national des déchets (RNDTS) est intégré à la plateforme Trackdéchets. Voici ce que cela implique concrètement pour les déchèteries des collectivités.

La traçabilité des déchets repose depuis plusieurs années sur des obligations de déclaration au registre national. Jusqu’en 2025, les collectivités et exploitants alimentaient le RNDTS (registre national des déchets, terres excavées et sédiments). Ce registre a désormais été intégré à la plateforme Trackdéchets. Pour les déchèteries des collectivités, ce changement simplifie le paysage déclaratif — à condition d’avoir des données fiables à la source.

Trackdéchets et RNDTS : de quoi parle-t-on ?

Trackdéchets est la plateforme numérique de l’État dédiée à la traçabilité des déchets, connue d’abord pour la dématérialisation des bordereaux de suivi des déchets dangereux (BSD). Le RNDTS était quant à lui le registre national dans lequel producteurs et gestionnaires déclaraient leurs données : déchets entrants et sortants, terres excavées, sédiments. Deux outils, deux comptes, deux logiques de saisie — c’est précisément cette dualité que la fusion fait disparaître. La documentation officielle est disponible sur le site de Trackdéchets.

Ce que change la fusion

Concrètement, les données de traçabilité auparavant déclarées au RNDTS transitent désormais par Trackdéchets, qui devient l’outil national unique. L’objectif : simplifier les démarches en réunissant la traçabilité des déchets, des bordereaux et des registres au sein d’un même écosystème.

  • Un guichet unique : plus besoin de jongler entre deux plateformes et deux comptes ;
  • Des registres consolidés : les déclarations de déchets entrants et sortants s’appuient sur les mêmes référentiels que les bordereaux ;
  • Une interconnexion par API : les logiciels métier peuvent alimenter automatiquement les registres réglementaires.

Qui est concerné dans une déchèterie ?

Toute déchèterie génère des flux qui entrent dans le périmètre de la traçabilité réglementaire : déchets dangereux collectés auprès des ménages (produits chimiques, batteries, huiles), flux sortants vers les exutoires et filières de valorisation, et selon les cas, terres et gravats. La collectivité ou l’exploitant doit être en mesure de justifier chaque mouvement : nature du déchet, quantité, date, destination. Ce niveau d’exigence rend la tenue manuelle des registres de plus en plus risquée.

Les obligations concrètes pour une collectivité

  • Tenir un registre chronologique des déchets entrants et sortants du site ;
  • Déclarer les données requises via la plateforme nationale, dans les délais réglementaires ;
  • Conserver les justificatifs (bons de pesée, bordereaux) et pouvoir les produire en cas de contrôle ;
  • Assurer la cohérence entre les tonnages déclarés, les pesées réalisées et la facturation.

Comment s’y préparer sereinement

Le meilleur moyen de fiabiliser ses déclarations est de capter la donnée juste, au moment de l’apport. Un passage enregistré avec son usager, son flux et son poids devient automatiquement une ligne de registre exploitable. C’est tout l’intérêt de raccorder la pesée au pont-bascule et d’enregistrer les apports depuis le terrain : aucune ressaisie, aucune perte d’information entre le quai et la déclaration.

Questions fréquentes

Une petite déchèterie rurale est-elle concernée ?

Oui, dès lors qu’elle réceptionne ou expédie des flux entrant dans le périmètre du registre national — ce qui est le cas de la quasi-totalité des sites, notamment via les déchets dangereux des ménages et les flux sortants vers les exutoires. La taille du site ne crée pas d’exemption ; elle change seulement le volume de données à gérer.

Faut-il ressaisir les données dans Trackdéchets ?

Pas nécessairement. La plateforme nationale expose des interfaces (API) qui permettent aux logiciels de gestion de déchèterie de transmettre automatiquement les données de registre. C’est la différence entre une contrainte administrative récurrente et un simple flux automatisé en arrière-plan.

Que risque une collectivité en cas de registre incomplet ?

Au-delà des sanctions prévues par la réglementation, le risque le plus concret est opérationnel : impossibilité de justifier les tonnages auprès des éco-organismes, litiges avec les prestataires d’enlèvement, et reporting annuel reconstitué a posteriori, chronophage et fragile. Un registre alimenté au fil de l’eau élimine ces risques.

Comment Déchetterie 4.0 vous accompagne

La plateforme est conçue pour alimenter cette traçabilité réglementaire et s’interfacer avec le registre national des déchets désormais intégré à Trackdéchets. Chaque passage enregistré alimente vos registres et vos exports, prêts pour le reporting annuel. Découvrez notre page traçabilité réglementaire et le back-office de gestion & pilotage, ou consultez notre article sur la loi AGEC pour replacer ces obligations dans leur contexte.

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